30 mars 2017

Concours d’écriture rapide – Textes publiés

 

 

Finale du concours d’écriture rapide à Aix Libris Le Vendredi 16 juin 2017

Les 5 mots étaient : Île, orage, scintillant, raz-de marée, écume

 

  • Collège de l’Atlantique à Aytré : Prix du public et prix du jury

« Oh, regarde là-bas, l’île d’Aix ! me dit Malcolm.

– Oh ! Regarde l’écume, on dirait de la mousse de bière, répondit Tiago.

– Pff ! N’importe quoi, lui répondis-je.

– Mais je te jure Esteban, dit Tiago.

Celui-ci se pencha en avant, tendit sa main pour y goûter et tomba du petit bateau.

« Aaaaaah, cria-t-il.

Une petite vague arriva et Tiago hurla : « Un raz de marée ! ».

Il s’accrocha au bateau, le fit chavirer et …

Noir !

– ESTEBAN RÉVEILLE-TOI,  me dit Malcolm en me secouant. J’ouvre les yeux. Je vois des espèces d’hommes-poissons. Leurs écailles sont si scintillantes que j’en ai mal aux yeux. Vous avez pénétré nos terres nous disent ces créatures. Vous êtes les premiers humains qui nous rencontrent.

Ils nous expliquent que nous ne sommes pas censés les rencontrer et que…

-ET SINON C’EST QUAND LES BEIGNETS DE CREVETTES ? demande soudain Tiago.

Les hommes-poissons entrèrent dans une colère si effroyable qu’ils nous jetèrent un sort.

-OH MAIS POURQUOI TU ES UN POISSON UN POISSON ESTEBAN ET TOI AUSSI MALCOLM, nous dit Tiago

-On est tous des poissons !  cria Malcolm À CAUSE DE TOI on voit un rocher où il y est sculpté puisque vous aimez tant les crevettes vous devez trouver la crevette violette

-Miam des crevettes des crevettes ! dit Tiago.

Soudain, un orage apparut dans le ciel et un éclair s’abattit sur l’océan ce qui créa une zone d’électricité et nous électrifia. Nous redevînmes enfin tous humains.

-Bon, on les mange ces crevettes ?

Louise B, Emma G et Ghazel H

Enseignant référent : Brigitte Winspeare

 


 

  • Collège Robert Cellerier à Saint Savinien : prix du jury

Le briseur de rêves, voilà ce qui traumatisait les enfants comme les adultes.

Il avait un grand pouvoir, celui de s’infiltrer dans le rêve des gens, et de les aspirer.

Le premier soir, il prit un cauchemar, un jeune garçon était sur une île abandonnée.

Le deuxième soir, une fillette se faisait engloutir par un raz-de-marée.

Et le troisième soir, un jeune siamois attaché par la tête but de l’écume empoisonnée.

Vous vous demandez pourquoi il ramassait les rêves  et les cauchemars ?

Car il voulait nourrir sa mère qui était un monstre. C’était un diable qui avait des cornes scintillantes.

Un soir, il entra dans la tête  d’une jeune fille, il vit un orage, et trois personnes…

Une femme et deux enfants étaient devant une tombe. Le briseur de rêves comprit que c’était le père des deux enfants, et qu’ils lui rendaient hommage. Mais, l’orage foudroya la femme et le jeune garçon. La petite fille se retrouva donc toute seule. Elle avança vers le briseur.

« Qui es-tu ? demanda-t-elle.

-Une personne dont tu ne devrais pas savoir le nom… répondit le briseur. »

Le briseur eut pitié de la fillette. Une fois sorti du rêve, le briseur recueillit la jeune fille, quand elle lui raconta qu’elle était orpheline.

Sa mère était devenue violente à la mort de son père. Il décida de l’emmener chez lui, et de s’en occuper.

Au final, il n’était pas si méchant qu’on le disait…

Et je suis bien placée pour le dire, puisque la jeune fillette, c’est moi…

Elea P, Enzo M et Mathilde D.

Enseignant référent : Agnès Maddalena

 


 

  • Collège Marc Jeanjean à Matha : prix du jury

J’habite à Paris, je ne suis pas très doué pour l’école. Voilà comment je me suis retrouvé à ramasser des huîtres.

Souvenez-vous l’école n’est pas mon fort et pour me punir de mes mauvaises notes,  mes parents m’ont envoyé chez mon oncle sur l’île d’Oléron. Je suis donc parti en boudant car pour moi c’était une punition. Après un long voyage en train je suis passé devant la plage, j’ai vu l’écume des vagues et l’eau scintillante. Nous sommes passés sur le pont et nous sommes arrivés à destination chez mon oncle. Nous n’avons pas chômé car dès le lendemain nous sommes partis à l’aube vers le travail de mon oncle. Nous avons commencé par les explications du travail d’ostréiculteur. Ensuite il m’a regardé me débrouiller dans ce nouveau travail en se taisant. Le soir, il était content de moi et m’a félicité pour le travail que j’avais fourni. Pendant la nuit je me suis réveillé par un gros coup de tonnerre de ce terrible orage. Le lendemain nous avons eu une mauvaise surprise car le parc à huître était dévasté par un raz-de-marée. Mon oncle m’a renvoyé chez moi car je ne pouvais plus l’aider à récolter ses huîtres. J’ai tout tenté pour y retourner l’année suivante et il m’a accueilli avec fierté. Maintenant, je suis ostréiculteur passionné et c’est tout ce qui compte.

Martin B, Thomas H et Lucille P

Enseignant référent : Vanessa Hamon

 


 

  • Collège de la Salle à Pont l’Abbé d’Arnoult : prix du jury

Tornade dans sa tête

Salomé savourait chaque mot, chaque phrase du livre qu’elle lisait. Elle demeurait une passionnée inconditionnelle de la lecture. C’était pour elle son seul refuge. A chaque fois qu’elle lisait un nouveau roman elle s’imaginait dedans. Là, son livre se déroulait sur l’île de Noirmoutier. Elle était plongée dans l’histoire. Tous les mots qu’elle lisait, lui faisaient se rappeler le bruit des vagues qui déferlaient sur la plage et elle s’imaginait virevolter dans l’écume. Elle continuait sa lecture quand quelques pages passées, le récit la troubla car un raz-de-marée survint. Son rêve se brisa. Elle n’imaginait plus le coucher de soleil scintillant sur l’océan, ni les rochers arborant la belle plage. Ce détail, ce tout petit détail lui avait complètement changé sa vision du récit. Elle n’entendait plus les cris des mouettes qu’elle aimait tant. Troublée par la suite de l’histoire, elle décida d’interrompre sa lecture au profit de son repos et d’aller faire une sieste dans son hamac qui se trouvait dans le peuplier de son jardin. Rongée par la fatigue, elle s’endormit. Elle croyait rêver d’un orage qui s’abattait sur sa maison. Elle voyait les éclairs qui foudroyaient le ciel et observait la tornade qui ravageait tout sur son passage quand elle se réveilla et se rendit compte que tout cela était vrai. Elle n’eut guère le temps de réagir et fut emportée par la tornade. Ses parents, dévastés décidèrent d’ériger un mémorial sur la plage de Noirmoutier, qu’elle aimait tant d’après eux, sans savoir qu’en réalité elle la détestait.

Chloé H, Charlotte L et Perle L

Enseignant référent : Sophie Quesson

 


 

  • Collège F Garendeau à La Tremblade : prix du jury

L’île.

La ville. C’est la seule chose que j’ai connue. Avec ses grandes tours appelées immeubles et ses ruelles remplies de boutiques attrape-touristes,  j’étais comblé.

Au loin dans son ciel gris menaçait un orage. C’est justement à cause de ces intempéries que je fus obligé de quitter ma vieille ville pour partir vivre sur une île. Je pris l’avion, le bateau, tout ça me rendait malade. En descendant les marches du navire, je pouvais entendre l’écume frapper contre la coque. Plus loin, sur la plage, un petit raz-de-marée s’élance, ramassant tous les coquillages de différentes formes. Je marche vers le sable pour m’y allonger, et je regarde le soleil scintillant. Il impose son règne de cette façon. A la ville, ce roi se cachait. Il avait sûrement honte de la pollution qui endommageait sa beauté. Je regardais donc les coquillages déchiquetés par les vagues indifférentes face à ma présence. Mon cœur palpitait devant cette eau salée que je n’avais jamais vue. Belle, transparente, opaque ou agitation de cette nature. Je monte avec ma valise sur la dune sensée donner sur la cabane de mon repos. Et là je me retourne. Vent dans les cheveux, les yeux brillants, odeur salée, couleurs éclatantes, j’étais enfin arrivé… sur l’île d’Aix.

Mathéo D, Emmylou M, Nahia R (6ème)

Enseignant référent : Karine Pagot

 


 

  • Vincent Villeminot : Parrain du concours 2017

Tu as cru quoi

Tu as voulu fuir les hommes. Te cacher. Trouver un abri, un refuge, un repère.

Tu avais cru quoi ? Que tu t’installerais en retrait du monde, et que tu le regarderais de loin, sans jamais t’en mêler? Invisible ? Absent ?

Enfin seul, tu pourrais oublier qu’ils te font peur, les hommes, avec leur violence, leur méchanceté, leurs rires cruels – avec tout ce qu’ils t’ont fait depuis toutes ces années.

Tu as choisi une petite maison à louer, sur l’île, avant l’automne. Juste trois pièces : ta chambre, un bureau, où lire, et une cuisine, pour les repas. Pas loin du sémaphore, tu voyais chaque soir les deux phares s’allumer, pour les marins.

Ton ravitaillement, arrivé avec toi, s’épuisa vite. Tu n’avais plus beaucoup d’argent.

Le seul habitant que tu voyais, deux fois par semaine, c’était le boulanger, à qui tu achetais le pain, un peu de beurre, et des fruits, contre le scorbut.

Tu buvais l’eau de pluie, comme un naufragé.

Quand la marée était généreuse, tu descendais sur la plage. Tu ramassais les coquillages comme on cueille des fruits. Tu te prenais pour un marin à la dérive sur son radeau, ou pour Robinson Crusoé.

*

La tempête souffla, à l‘équinoxe. Il semblait que l’île résonnait sous ses coups de boutoir. On aurait pu penser qu’elle allait sombrer dans l’océan. Enfermé dans ta maison, dans la pénombre, ciel d’orage noir même en plein jour, tu écoutais les vagues. Tes fenêtres tremblaient, le volet de bois battait sous les bourrasques. Son crochet s’était arraché au premier coup de vent.

Tu goûtais au bruit, à l’odeur, à ta peur, comme une fin du monde. Parfois, cela durait plusieurs jours. Puis, la tempête s’en allait. Et au premier matin de beau temps, les nuages chassés par un soleil neuf, scintillant, tu sortais de la maison. Tu avais l’impression d’une nouvelle naissance, comme si le ciel t’avait accordé un sursis.

Tu n’avais pas sombré.

Tu ramassais un peu d’écume déposée sur la plage. Tu riais, face à la mer.

*

Tu as maigri, en neuf mois. Changé. Ta barbe a poussé.

Au printemps, déjà, tu ressemblais à un pirate. Trois saisons parfaitement seul, et tes yeux se sont délavés, ils ont pris la couleur de la mer.

Mais c’est fini, tout ça. Les terrasses ont ouvert ce matin. L’été revient. L’île d’Aix a cessé d’être déserte.

Tu es sorti de ta maison, ton abri, ta caverne.

Ils ont dressé des tentes blanches, dans le champ. Les bateaux arrivent. Ils déversent des cohues d’enfants, d’élèves qui piaillent, qui crient, qui rient — un raz-de marée de collégiens, qui viennent de toute la Charente-Maritime lire et écrire sur l’île.

Tu les regardes, et tu souris comme on reconnaîtrait des amis.

Ce sont des humains. Comme toi. Tu sens que tu pourrais les aimer, de nouveau.

Ce soir, qui sait, tu pourrais même repartir avec eux.

Vincent Villeminot – 16 juin 2017- Ile d’Aix

 

——————————————-

Voici un texte écrit par 3 élèves du collège Albert Camus de La Rochelle en février 2017.
Les mots sont : soleil, maison, arbre, heure et petit

« J’aime les couchers de soleil. A chaque fois différents, c’est comme ouvrir un cadeau. On ne sait pas si on aura une bonne ou une mauvaise surprise. Aujourd’hui, c’en est une bonne… Je suis sur le chemin de ma nouvelle maison et regarde par la fenêtre. Il est 17 heures et les arbres sont blancs, comme saupoudrés de sucre glace. Mon petit frère crie et se débat dans son siège. Maman essaie de le calmer, mais elle se prend un coup de pied et se met à crier. Et c’est reparti… Je soupire et me replonge dans mes pensées. Comment sera ma nouvelle maison ? Grande, petite ? Aura-t-elle un étage ? Deux ? Aucun ? Et un jardin ? C’est vrai que dans notre ancienne, dans tous les sens du terme, il n’y en avait pas… J’aimerais pouvoir m’amuser avec mon frère. Peut-être que nos « liens fraternels » se réuniront. Tout comme avec mes parents. »
Zoé C. 5e, Lino G. 6e et Siméon D. 6e
Enseignant référent : Françoise Paqueraud documentaliste

————————————

 

 

Aix Libris - CANOPE 17
84 Avenue rue de Bel Air
17028 La Rochelle
contact.atelier17@reseau-canope.fr
0546003460