14 juin 2018

Finale 2018 – Textes primés

 

Crédits Photos : Martine Bezagu – Julie Delpech –   Serge Dufour.

Les textes de la finale 2017 sont toujours lisibles depuis l’onglet « Editions précédentes »…

 

Finale 2018 – Textes créés et sélectionnés le vendredi 8 juin 2018

et texte de Taï-Marc Le Thanh

 

 

Félicitations à tous les participants de Charente-Maritime, finalistes ou « supporters », accompagnateurs, sans oublier notre parrain Taï-Marc Le Thanh!

Un grand bravo également à nos invités distants d’Agen et de Limoges

C’est grâce à vous tous si cette finale fut à nouveau une réussite!

 

*Prix du jury et Prix du public – Collège Jean Monnet de Saint-Agnant

Il était une fois, une jeune femme, Anne qui se baladait à La Rochelle. C’était un temps pluvieux, Anne était trempée. Alors qu’elle courait pour s’abriter, elle vit une étrange flaque bleue et fluorescente. Elle s’approcha quand soudain:

Choubidoubidou! Elle fut aspirée par la flaque. Elle se réveilla avec une migraine et observa le monde qui l’entourait. Elle était sur une plage un peu spéciale! Étonnée ainsi qu’affamée, elle goûta l’étrange matière sous elle. Cela avait un arrière-gout salé mais ce n’était pas du sel. Oh là là ! Tout cela était bien étrange pour cette petite bourgeoise!

Ah ha ! Ce bruit, c’était un habitant de ce mystérieux monde. Anne tourna la tête et découvrit un homme-mouette. Son corps était celui d’un homme mais sa tête celle d’une mouette. Il engagea la conversation:

« Bonjour! Je suis Sabik habitant de ces lieux!

-Sauvez-moi ! Je veux retourner dans le monde réel !, s’ ‘écria Anne paniquée.

Calmez-vous! Si vous êtes ici, c’est pour une bonne raison, vous avez toujours maltraité les mouettes. Fini la torture de mouettes, maintenant vous allez revenir dans le monde réel mais sous forme de mouette, déclara Sabik en colère

Nooooon!

Chouboudiboudi!

« Merci d’avoir regardé ce film préventif contre la maltraitance des mouettes. Nous remercions le cinéma Marennes. Si vous voulez lutter contre ça, faites un don à la Société Protectrice des Mouettes : 1 rue de la boussole à La Rochelle. »

Les mouettes c’est super chouette!

Matisse, Mei et Jana

*Prix du jury – Collège Fernand Garandeau de La Tremblade – équipe 2

Après quelques années ensemble, Natacha et Timothée veulent se marier. C’est un petit couple de pigeons vivant dans la banlieue parisienne. Ils rêvent de voir la mer bleue et les magnifiques paysages qui l’entourent depuis si longtemps!  C’est pourquoi, ils ont décidé de venir en Charente-Maritime pour célébrer leur union.

Enfin arrivés à destination, ils rencontrent un couple de mouettes et se liant d’amitié avec eux, décident de continuer en leur compagnie.  Tous ensemble, ils survolent le pont de La Seudre et admirent le soleil qui miroite sur l’eau salée.

Natacha, Timothée et le couple de mouettes, s’arrêtent dans une flaque au bord des rochers pour se reposer. Soudain un objet brillant attire leur regard, il s’agit d’une vieille boussole rouillée.

Natacha se rue sur l’objet suivie des mouettes : chacun essaye de s’emparer de la boussole.  La bataille commence !

Un coup de bec par ci, un coup de bec par là … ! Des plumes volent en tous sens!

Soudain tout s’arrête, plus un bruit.

Natacha est restée trop longtemps dans la flaque d’eau, elle lâche un dernier roucoulement avant de rendre l’âme…

Les trois amis au lieu de pleurer sa mort décident d’aller boire un petit vin chaud et de déguster quelques cagouilles au bar d’à côté.

Lou -Romane – Eugénie

 

*Prix du jury – Collège Emile Combes de Pons

Bonjour, je m’appelle Mila, je suis une magnifique mouette, emblème de la Charente Maritime. Ma colonie et moi nous nous apprêtons à quitter Royan.

Je me souviens quelques années auparavant alors que je n’étais qu’un oisillon et que nous avions fait ce long trajet à la découverte de nouveaux horizons. Le goût salé de l’eau bleue de Royan m’avait étonnée.

La veille du départ je m’étais endormie paisiblement un peu à l’écart de mes congénères. Quand soudain horreur ! Ils n’étaient plus là, ils m’avaient abandonnée. Affolée, je courus mais je tombai aussitôt dans une flaque faite d’un épais liquide noir. C’était du goudron !

Soudain je haïssais ces hommes créateurs de cette infamie ! Quelques minutes plus tard, je me sentis attrapée. Je me débattis mais en vain…

Lorsque je me retournai, je me sentis étrangement bien… Ses mains étaient chaudes et son visage rayonnait de bonté. Lorsque, quelques jours plus tard, après m’avoir dorlotée, elle me relâcha. Je vous avouerai, mes chers lecteurs, qu’il me coûta un peu de me séparer d’elle après toute la générosité dont elle avait fait preuve pour moi.  Mais je pensais à ma colonie et je m’envolai.

Contrairement aux préjugés, les mouettes s’étaient orientées comme si elles avaient été dotées de boussoles. Quelques heures plus tard, j’arrivais dans un lieu nommé Pons. Alors que je me perchai sur le somptueux donjon de la ville je réfléchis à mes aventures. Puis dans les jours qui suivirent, je découvris également les merveilleuses arènes de Saintes, mais épuisée, je m’arrêtai.

Attendez… Tendez l’oreille…. Quel est ce bruit qui me semblait familier ? Mais oui ! C’était bien elle… ma colonie ! Lorsqu’elles me virent, elles s’approchèrent immédiatement de moi et nous repartîmes ensemble. À l’heure où je vous parle, elles sont autour de moi. Voilà mes chers lecteurs, le récit de mon enfance de mouette, emblème de la Charente Maritime.

Edelweiss, Marie et Juliette.

*Texte finaliste sélectionné à l’Atelier Canopé 47 – Collège Dangla à Agen

Fichier son : ICI

Il était un matin un marin qui partait à la pêche. Le ciel était bleu et la mer paisible et claire. Il leva l’ancre du port et s’en alla en mer. Sur son bateau restaient les flaques d’eau salée de la pêche d’hier.

Il laissa son ancre couler  au fond de l’eau et il lança ses filets. Suite à ça, il décida d’aller faire une sieste.

Deux heures plus tard, une vague s’écrasa sur la coque du bateau, elle réveilla le marin et il vit le ciel sombre et sinistre. Il vit les mouettes s’envoler pour retourner sur la côte. Alors il décida de remonter les filets et l’ancre et il partit.

Un torrent d’eau fit changer la direction du bateau, le marin se perdit et il utilisa sa boussole pour rentrer chez lui. Une fois qu’il eut trouvé la direction, il mit les gaz sur la côte. Ni les torrents, ni les rafales n’arrêtèrent le bateau. Le marin, une fois rentré chez lui repensa à cette journée de pêche.

 

*Texte finaliste sélectionné à l’Atelier Canopé 87 – Collège Léon Blum à Limoges (On en parle ! Article de presse : ICI)

Le mystérieux naufragé

Une nuit d’été, alors que je me promenais sur la plage, mon pied dérapa sur un rocher encore humide après le passage de la mer.

Je tombais dans une flaque d’eau salée. Me relevant avec difficulté, j’aperçus au loin un phare projetant une lumière bleue qui reflétait sur la mer.

Une mouette se posa à côté de moi, et me tendit une de ses pattes où était accroché un petit rouleau de papier. Je le pris et entrepris de lire le message qui était inscrit.

Dans ce message il était écrit : « Cela fait 10 jours que je navigue. Je suis un naufragé. A l’aide de ma boussole, je tente de me diriger vers un phare à la lumière bleue. Venez m’aider svp ! »

Etonné, je relus le bout de papier. Il était vieux. A l’heure qu’il était, ce pauvre devait être mort. Je décidais de rentrer chez moi et je n’oublierai jamais cet homme que je n’ai jamais connu, et qui m’a envoyé son message.

Je passai le restant de ma vie à aider les gens perdus en mer, et je gardai le rouleau jusqu’à ma mort.

Jeanne, Emilie, Louis, Allan. Les écrivains du monde moderne.

 

*Texte de Taï-Marc Le Thanh

Retrouver le soleil.

Basile était grand, si grand qu’il avait parfois l’impression de tutoyer le soleil. Son regard bleu avait d’ailleurs la teinte profonde du ciel. Basile était un astre et il n’était jamais aussi malheureux que les jours de tempête. Souvent, lorsque de lourds nuages de plomb sillonnaient l’azur, les larmes s’écoulaient sur ses joues, humectant ses lèvres d’une saveur salée.

– Ne sois pas si triste, lui soufflait le vent.

– Retrouve le sourire, crépitait la pluie.

– Allons, cesse de bouder, criaient les mouettes.

Mais Basile n’y entendait rien. Quand le temps était mauvais, son humeur était maussade. Sa famille désespérait.  Basile et les siens vivaient en effet dans un grand pays du nord. Un pays où le soleil se montrait discret, où le sol se composait de flaques.

Un jour pourtant,  sa mère trouva une solution.

– Il existe un endroit…, commença-t-elle.

Basile leva les yeux vers elle.

– Un endroit unique…, poursuivit-elle.

Un léger sourire fendait ses lèvres. Elle n’en dit pas plus. Avec l’accord du père,  toute la famille se mit en route.

Ce fut un voyage long et périlleux. Ils traversèrent des cols enneigés, des torrents aux flots tumultueux. Une fois même, ils se perdirent. Par chance, le père possédait une boussole qui ne quittait jamais sa poche.

– Le lieu où nous nous dirigeons se trouve au sud, toujours plus au sud.

– C’est un endroit qui ressemble à la Louisiane,  expliqua la mère.

– À l’Italie, renchérit le père.

Un jour, ils finirent par atteindre leur destination.

– Mais… s’exclama Basile,  c’est une île !

Et c’est ainsi que Basile et les siens devinrent les premiers habitants de l’île d’Aix. Car il est une chose qu’il convient de préciser : cette histoire s’est déroulée il y a fort longtemps. C’était un temps où les hommes portaient des peaux de bêtes. Où les déplacements se faisaient à dos de mammouths. C’était un temps pourtant, où les hommes n’avaient qu’une simple préoccupation : chercher le soleil.

Taï-marc Le Thanh

Crédits photos : Vanessa Hamon, Caroline Levacher
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