14 juin 2018

Finale 2020 – et – Textes primés de 2019

 

Crédits Photos : Atelier Canopé 17

Les textes de la finale 2017-2018  et 2019 sont/seront toujours lisibles depuis l’onglet « Archives »…

 

Finale 2020 : La date de la finale est fixée au mardi 9 juin 2020

à la Maison de la Charente-Maritime!

 

Finale 2019 – Textes créés et sélectionnés le mardi 4 juin 2019

et texte de Manon Fargetton

 

Quelques extraits vidéos d’ambiance de la finale :

Phases d’écriture : Extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait 4, extrait 5, extrait 6, extrait 7

Prestation des comédiens : extrait 8

Félicitations à tous les participants de Charente-Maritime, finalistes ou « supporters », accompagnateurs, sans oublier notre marraine Manon Fargetton!

C’est grâce à vous toutes et à vous tous si cette finale fut à nouveau une réussite!

Un grand merci également au Conseil départemental de la Charente-Maritime qui nous a accueilli avec bienveillance et professionnalisme en salle de session!

Merci aux élus Madame Rokvam et M Grenot qui nous ont accompagnés et ont participé à la performance d’écriture dans les mêmes conditions que les jeunes finalistes.

Prix du public :

  • Collège Jean Monnet de Saint Agnant – équipe 1

Prix du jury :

Trois textes ont été primés, sans classement entre ces derniers :

  • Collège Albert Camus à La Rochelle
  • Collège Jean Monnet à Courçon – équipe 2
  • Collège Lassalle Saint Louis Pont l’Abbé d’Arnoult – équipe 1

Mentions spéciales  pour :

  • Collège Lassalle Saint Louis à Pont l’Abbé d’Arnoult – équipe 2
  • Collège Jean Monnet de Saint-Agnant – équipe 1

Mention pour la qualité des dialogues :

  • Collège Jean Monnet à Courçon – équipe 1

Les mots du tirage sont :

Barrière, chute, averse, rouler, jardin

*Prix du public – Collège Jean Monnet de Saint Agnant – équipe 1

L’histoire sans fin

En lisant, je crois entendre qu’une averse fait rage

Et entre ces pages, je me demande où sont les nuages

Peut-être sont-ils cachés au-delà de la barrière de mes pensées

Dans ma tête, une chute d’émotions apparaît

 

Mon livre si passionnant sur la Charente

Me donne l’impression que la pluie et les vagues chantent

Phrase après phrase, c’est comme si cette merveilleuse histoire se chamboulait

J’ai envie que ce soit mon voyage et mon histoire, j’aimerais tant entre chaque paysage y rouler

 

L’histoire est terminée, puis je regarde vers mon jardin

Aucune averse depuis ce matin

Mon livre m’a tellement transporté que entre ses pages, j’y suis resté

Je suis déçu que tout soit terminé,

Mais attendez et si c’était à mon tour de voyager ?

 

Maëva Le Lay, Noélie Marchisio et Ninon David !

 

*Prix du jury  – Collège Albert Camus de La Rochelle

La chèvre libre

Il était une fois, une chèvre qui s’ appelait Monique. Son rêve le plus profond était de partir du maudit cirque où elle vivait car elle trouvait que c’était bien beau de se faire servir ses repas, de faire le show chaque soir et de cotoyer le roi de la savane : “Misteur lion”. Mais voilà, elle rêvait de liberté, de grands pâturages verts, de voir le pays mais surtout de pouvoir passer ne serait-ce qu’un coin de sabot en dehors des barrières du cirque. Un jour, alors qu’elle voyageait dans le train du cirque, elle saisit sa chance et grâce son magnifique talent de contorsionniste, elle sortit de sa cage.

Puis elle ouvrit la porte du wagon. « Oh la la!” se dit elle, il roule vraiment très vite ce train”. Mais elle n’avait pas le choix donc elle sauta pour sa liberté. Elle tomba dans un jardin. Et à ce moment-là un orage se déclencha. « Je n’ai vraiment pas de chance de faire une chute pareille et qu‘en même temps une averse me tombe dessus.

Elle sortit dans la rue et vit un panneau sur lequel il était écrit “Mornac”, … car elle savait lire. Puis elle se trouva une jolie petite forêt verdoyante où elle vécut jusqu’à la fin de ses jours. Donc ne soyez pas surpris si vous entendez un bêlement aux alentours de Mornac. Ce serait celui d’une chèvre libre, celui de Monique.

Satine, Marie-Lou et Ismaël

*Prix du jury – Collège Jean Monnet de Courçon

La vache folle

Il était une fois, une vache, qui vivait dans un pré, à l’île de Ré.

Il y eut une averse monstrueuse, la vache s’énerva et fonça dans la barrière au bord d’une falaise

Elle fit une chute de cinq mètres. Et Plouf dans l’eau !

Elle nagea jusqu’à la rive, et sauta sur une voiture qui roulait à 50 km/heure.

La voiture s’arrêta, à un supermarché.

La vache descendit, et alla acheter une Galette Charentaise.

Elle sortit du supermarché, elle vit une maison, avec un magnifique jardin.

Elle s’y installa, et vit un taureau, la vache alla lui parler, et lui offrit la Galette Charentaise qu’elle avait achetée.

Ils tombèrent amoureux, et eurent beaucoup de veaux.

Lise Sagot, Amélie Neufcour Ligonnière et Enola Peigné

 

*Prix du jury – Collège Lassalle Saint Louis de Pont l’Abbé d’Arnoult

Âmes sensibles s’abstenir.

Nous allons vous conter la suite de l’histoire du petit chaperon rouge. Contrairement aux idées reçues cette histoire se passe dans un bois perdu au milieu de la Charente-Maritime. Le petit chaperon rouge, alors âgé de 10 ans, décida de faire une farce à sa grand-mère en se déguisant en loup pour lui rappeler ses aventures précédentes avec le grand méchant loup. En fait, traumatisée par ce dernier, la grand-mère avait appris des techniques et des chutes de karaté. Elle se préparait physiquement et psychologiquement à une nouvelle attaque du grand méchant loup.

Le petit chaperon rouge passa donc au-dessus de la barrière barbelée que sa grand-mère avait installée. Quand celle-ci vit le petit chaperon rouge déguisé en loup elle sortit sont fusil et tira une averse de coups sur celui-ci. Le petit chaperon rouge roula dans les ronces du jardin.La grand-mère sortit son katana et coupa la queue du déguisement puis elle prit le petit chaperon rouge par les pieds et le jeta dans la Charente.

Elle rentra chez elle pour manger ses huître annuelles quand arriva le véritable grand méchant loup. Il frappa à la porte :

« Qui est là ? »

–  Cest moi, dit le loup.

– Encore toi ? 

Comment-ça encore moi ? Je … »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car le petit chaperon rouge venait de le couper en deux. La grand-mère le prit dans ses bras et lui dit « Oh ma chérie, tu m’as sauvé la vie ! »

Tout est bien qui finit bien.

Marie Enzo,Kawa Topor Sam, Muller Thomas

 

 

*Texte de Manon Fargetton

Ce soir-là, comme tous les soirs, un conducteur ramena Nino au bout de la ligne 13 du métro parisien.

Ce soir-là, comme tous les soirs, il passerait la nuit dans un hangar avec des dizaines d’autres rames de métro.

Mais ce soir-là, contrairement aux autres soirs, Nino était de mauvaise humeur. Certaines rames qui opéraient sur des lignes aériennes lui racontaient des merveilles sur le monde extérieur, alors que la ligne 13 sur laquelle il roulait depuis toujours était entièrement souterraine.

– J’en ai marre des tunnels, grommela-t-il. Je veux voir le ciel, moi. Je veux voir des arbres, de l’herbe, des fleurs…

– Moi, je voudrais voir la mer, murmura Lila à côté de lui.

– C’est quoi la mer ?

– C’est de l’eau. Plein d’eau, à perte de vue.

– Comment tu le sais ?

– J’ai croisé un train, un jour. Un TGV. Lui, il voyage tout le temps, et loin. Il paraît qu’il existe des rails qui vont jusqu’à d’autres villes. D’autres pays, même. Et jusqu’à la mer.

Nino fronça les sourcils.

– Hey, Maurice !

– Hm ? grogna une vieille rame endormie.

– Quand ils t’ont réparé, ils t’ont emmené dehors, hein ? Tu disais qu’il y avait des trains de marchandise avec toi. C’était où ?

– C’était sur l’autre branche de notre ligne, après la station Asnières-Genevillier.

Nino jeta un coup d’oeil à Lila. Tous les nuages qui encombraient son cerveau s’étaient envolés.

– Et si on s’échappait ? murmura-t-il.

– Tu crois… ? Ça fait peur, un peu…

– Allez ! Ça va être marrant ! On va voir la mer !

Lila hésita, puis, un grand sourire fendant sa carlingue, elle lança :

– Allons-y !

Nino et Lila allumèrent leurs phares. Les autres rames grognèrent autour d’eux.

– Il nous faut des conducteurs, s’inquiéta Nino.

Lila siffla un grand coup, provoquant plus de grognements encore dans le hangar. Et soudain, des dizaines de rats se plantèrent en face d’eux.

– C’est quoi tout ce raffut ? s’exclama leur cheffe.

– On va voir la mer, et on a besoin de conducteurs. Ça vous dit ?

– Un peu, mon petit ! J’ai des cousins des champs à visiter, je ne les ai pas vus depuis une éternité !

Les rats s’engouffrèrent dans les cabines de pilotage de Nino et Lila, pressèrent une série de boutons, s’arc-boutèrent sur le levier de commande… Et les voilà partis !

– Bonne chance les jeunes, cria le vieux Maurice tandis qu’ils sortaient en trombe du hangar

Ils rejoignirent la station dont celui-ci avait parlé, continuèrent au-delà. Une barrière les empêcha de continuer. Vite, vite, les rats se coordonnèrent. Leurs efforts furent bientôt récompensés. La barrière se redressa, et les deux rames de métros filèrent vers l’extérieur. Des milliers de lumières scintillaient dans la nuit. Émerveillé, Nino s’arrêta un instant pour les regarder.

– Il faut avancer avant qu’on nous rattrape ! le pressa Lila.

– C’est par où, la mer ?

– L’ouest, bien sûr ! répondit la cheffe des rats.

Ils s’élancèrent sur les grands rails. La ville disparut derrière eux. Nino se délectait du vent frais sur sa carcasse. Il se sentait tellement vivant…

– OOOOOOOh… Regarde en haut !

Cette fois, même Lila s’arrêta.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Les étoiles, moussaillons, leur apprit la cheffe des rats.

– C’est super beau…

Ils avalèrent des kilomètres, passèrent par des gares endormies, le long de jardins endormis qui bordaient des maisons endormies où dormaient des humains.

Quand soudain…

Plic-ploc. Plic-ploc.

FROOOUUUUUUCHHHHH !

– Aaaaaaaah ! cria Lila.

– Hahaha ! rit Nino.

C’était une averse, une chute d’eau violente qui se précipitait à leur rencontre et rebondissait sur leur peau de métal. Nino tira la langue, goûta la pluie.

– Regardez, c’est indiqué « La Rochelle » dans cette direction ! s’enthousiasma la cheffe des rats.

– Et c’est bien, ça ? s’étonna Nino.

– Un peu que c’est bien ! C’est au bord de la mer !

– Wouhouuuuuuu ! cria Nino en accélérant.

Ils traversèrent la nuit à toute allure. Pendant encore une heure, ils roulèrent, roulèrent… Et puis Nino sentit une faiblesse dans son ventre. Il ralentit, ralentit… S’arrêta dans un tournant.

– Lila…

– Oui ?

– Je n’arrive plus à avancer. Je crois que je suis en panne.

– Oh non… La gare de La Rochelle est juste là, à quelques kilomètres…

Elle essaya de le pousser. En vain.

Mais lorsque le soleil se leva au matin, la mer était à portée de vue. Des dizaines d’humains arrivèrent, s’étonnèrent de leur présence.

– Et maintenant, demanda Nino ?

– Maintenant, on rentre, mais on exige d’avoir des vacances pour revenir !

Crédits photos : France 3 Atlantique _ 4 juin 2019 (JT local 19_20 : sujet de 2 minutes diffusé le 5 juin 2019)
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