14 juin 2018

Finale 2020 – et – Textes produits

 

Crédits Photos : Atelier Canopé 17 et Mme Sax

Les textes de la finale 2017-2018  et 2019 sont/seront toujours lisibles depuis l’onglet « Archives »

Finale 2020 : c’était le mardi 9 juin 2020,

à distance!

Compte tenu des conditions sanitaires spécifiques, la finale a eu lieu,

à titre expérimental, à distance,

depuis les trois collèges ayant confirmé leur participation à cette manifestation de clôture.

La session de visioconférence a été enregistrée in extenso, vous pouvez la visionner  : ICI

Les textes produits et sélectionnés sont à lire  ci-dessous.

Un très grand MERCI aux collégiens, à leurs enseignants et à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette édition et de cette finale, très singulière!

Félicitations!

Tirage des mots : mouette, phare, fuite, escalier, bandit

St Hilaire de Villefranche – équipe 1 : Mégane, Laura, Thybau

Une jeune adolescente se promène sur la plage de Royan. Sarah est en vacances chez son père pendant tout l’été car ses parents sont séparés. Au fur et à mesure de sa promenade, elle découvre plein de mouettes qui la poursuivent et elle a l’impression qu’il y en a de plus en plus. Sarah commence à paniquer ; elle court, elle prend la fuite et se dirige vers le phare. Elle ouvre la porte et prend les escaliers pour aller tout en haut du phare ! Elle respire… elle reprend sa respiration tout doucement. Sarah regarde si il y a toujours les mouettes et elles n’y sont plus. Elle se penche pour être sûre. Tout à coup, elle bascule en avant et tombe dans l’eau.

L’eau l’emporte, elle a très peur et elle essaye de nager mais elle n’y arrive pas. Soudain elle aperçoit un chien sauveteur qui la prend par le bras et la ramène sur une plage. 

Son maître arrive vers elle et dit à son chien : « bravo Bandit, tu es un bon chien ! ». Il vérifie que Sarah va bien et il appelle son père pour qu’il vienne la chercher. Depuis ce jour, elle a envie d’être sauveteuse et vient tous les jours embrasser son héros !

Courçon – équipe 1 : Océane, Jade, Clémence

L’ampoule volée

C’était un jour de beau temps à La Rochelle, le soleil brillait et de grosses et fortes vagues venaient s’écraser sur les rochers. Les mouettes, elles virevoltaient dans le ciel bleu et dégagé.

En dessous, Lucas l’électricien, devait aller réparer le phare des baleines car la lumière ne marchait plus. Après avoir monté des dizaines d’escaliers, Lucas arriva dans la pièce principale et à son plus grand étonnement, l’ampoule avait disparu.

« Mais comment est-ce que c’est arrivé ? Se demanda Lucas.

Mais il y a un trou ! », pensa-t-il en regardant la vitre qui donnait sur la mer.

Il se pencha donc pour regarder si elle n’était pas tombée et, à sa grande surprise, il vit un homme qui traînait la grosse ampoule. C’était un bandit qui l’avait volée du phare de La Rochelle.

Malheureusement pour Lucas, le bandit l’aperçut et prit la fuite.

C’est ainsi que le phare des Baleines demeura éteint pour les cent ans qui suivirent.

Courçon – équipe 2 : Lola, Axelle, Thaïs

L’aventure de Ginette

Il était une fois une mouette qui s’appelait Ginette.

Elle rencontra un phare à la Rochelle, elle chantait avec les éclairs et dansait avec le vent, quand soudain elle vit une grosse tempête. Il y avait du tonnerre, de l’orage et les vagues tapaient contre les murs.

Ginette la mouette prit la fuite puis tomba dans l’eau. Un oiseau la sauva, il lui fit du bouche à bouche. Elle reprit son souffle, elle dit merci à l’oiseau Jean-Marc. Un an plus tard, ils se marièrent et descendirent les escaliers de la salle de réception de mariage de Surgères.

Puis un bandit arriva et captura Ginette, il l’emmena voir la fin de sa vie. Elle voulut passer un mot au bandit pour ses enfants et son mari et ce mot était : «  Je vous aime »

PAN !

 

Montlieu-La-Garde – équipe 1 : Louise, Liam, Miwauch

Bertrand et sa mouette.

Un beau jour d’été, Bertrand le gérant du port décida de tester son nouveau bateau qu’il avait acheté au port de Royan. Il avait vu une île inconnue donc il décida d’y aller pour l’explorer avec son nouveau bateau qui lui avait coûté un bras (voire deux). Il commença par prendre le large avec sa mouette qui se nommait Cacahuète.

Une heure plus tard…

Il arriva enfin sur l’île qu’il avait aperçue. Il vit un phare qui lui fit penser que l’île était habitée auparavant. Il entra dedans et monta les escaliers pour arriver enfin jusqu’en haut. Arrivé sur la hauteur du phare, il vit un squelette. Directement il prit peur et prit la fuite.

Arrivé en bas, la porte du phare était fermée : il était coincé dedans.

Bertrand était mal, le plus gros problème c’était qu’il était claustrophobe. Il vit un bureau dessous l’escalier et une photo qui comportait un homme à la barbe. Était-ce le squelette qu’il avait vu ?

Bertrand se posait plein de questions et surtout comment sortirait-il d’ici ? Soudain il entendit des murmures provenant de l’extérieur.

C’est là qu’il comprit que le phare était probablement hanté. Au-dessous d’un tapis, il vit une clé argentée. Il l’inséra dans la porte du phare et réussit à sortir, mais pour lui tout était flou : qui avait fermé la porte ? qui avait caché la clé ?

Sur la clé était gravé le mot « aix ». Il décida donc d’appeler l’île d’Aix. Quand il vit par terre des traces de pas, il comprit qu’un homme lui portait attention. Il alla le voir et lui demanda si c’était lui qui avait fermé la porte. L’homme lui dit qu’il l’avait pris pour un bandit comme il y a vingt ans. Bertrand comprit donc que le squelette était celui d’un bandit qui avait essayé de voler des choses dans le phare, mais les villageois l’avaient enfermé pour qu’il ne puisse plus s’échapper. Bertrand, lui, a pu partir sain et sauf avec sa mouette Cacahuète.

Montlieu-La-Garde – équipe 2 : Chloé, Siana, Maxime

Le gardien qui rate la mouette

Un soir, en Charente-Maritime, au phare du port de La Rochelle, une mouette fit peur aux poissons qui prirent la fuite. Le gardien entendit les poissons crier. Il prit son fusil, descendit les escaliers pour tuer la mouette. Une fois dehors, il tira mais il la rata. La mouette put s’échapper pour se réfugier sur le toit.

Pendant qu’il était dehors, un bandit prit les poissons et partit. Mais le gardien, très rusé, avait mis une bombe au fond de l’eau, et il avait remplacé les vrais poissons par des faux bien sûr.

Et voilà, tout finit bien pour les poissons, le gardien et la mouette.

 

 

Texte des élues du Conseil départemental de la Charente-Maritime : Mme Rokvam, Mme Aloe, Mme De Roffignac

5 juillet 2020 : les vacances sont là, direction la Charente-Maritime et le bord de mer …

Accueillis par les mouettes, nous découvrons un  paysage magnifique. 

1ere sortie la  découverte de l’Estuaire de la Gironde et ses multiples trésors : nous embarquons à Mortagne, destination  le Phare de Cordouan.

Nous longeons la côte et admirons  les magnifiques roselières , l’église perchée de Talmont, les grottes troglodytiques de Meschers, les longues plages de St Georges et Royan …et au loin nous apercevons  l’église Notre Dame.

Le temps est calme, l’horizon dégagé et  déjà au loin se dessine la silhouette du Phare de Cordouan. 

Allez encore une demi-heure pour se préparer : short et méduses de rigueur pour débarquer avec de l’eau jusqu’aux genoux.

Nous traversons le plateau rocheux : le phare dans sa majesté s’impose à nous…

Plus que quelques minutes avant de pénétrer dans le monument : après avoir monté quelques marches nous tombons nez à nez avec deux gardiens qui ont la chance d’habiter le phare.

Ils nous proposent de visiter les différents étages : nous empruntons l’escalier et nous arrivons à  la chambre du roi , puis à la chapelle … on se croirait dans un château !

L’escalier se rétrécit et après plus de trois cents marches nous arrivons au sommet avec une vue imprenable sur les pêcheurs à pied, les bancs de sable, Soulac et Saint Palais.

Vite , la mer remonte : il faut prendre la fuite avant que les gardiens referment les lourdes portes en bois !

C’était magnifique : ça aurait pu faire un beau repère de bandit.

Ah les vacances s’annoncent trépidantes.

Manque de bol : fuites d’eau sur le bateau…

Echoué sur le banc de sable de Cordouan.

Texte de Martine Bezagu, Coordonnatrice départementale en action culturelle à la DSDEN 17

La mer, le ciel, des mouettes, un phare. Le tableau est dressé. Les deux pieds bien ancrés dans le sable chaud, je regarde l’horizon. Je savoure ce moment. Libre. Je me sens libre. Je comprends maintenant le sens de ma fuite. Il me fallait partir. Il me fallait quitter. Il me fallait lâcher prise. Tout prend sens.

Et là, simplement, je savoure cette liberté retrouvée. Je profite du moment. Le clapotis du ressac. Le cri des oiseaux blancs dans le ciel. Le soleil qui me lèche la peau. Le sable qui me chatouille les pieds. L’air iodé qui entre dans mes poumons.

La ville est loin derrière. Très loin. Ses rues agitées. Ses passants pressés. Ses odeurs confinées. Ses immeubles carrés, rectilignes et ses cages d’escaliers. Terminé. Oublié. Effacé. Je ne veux plus y penser.

Je suis là et j’y reste.

Mes rêves d’enfants refont surface… Clown… Je rêvais d’être clown… Marin… marin c’est bien aussi… Non, c’est décidé. Ici, je deviendrai bandit. Bandit de grand chemin. Je volerai le vent, les vagues le ciel, la mer et les embruns. Je m’en ferai un trésor. Un trésor de bandit. Je le partagerai avec elle… avec lui… si le cœur m’en dit.

 

Texte de Bertrand Puard, notre parrain (en train de composer son texte)

Je me suis réveillé sur la plage de l’Anse de la Croix. Je l’ai reconnue immédiatement à ces deux phares aux corps blancs et aux têtes rouges qui émergeaient des buttes. C’était la nuit, il faisait chaud. Une lune gibbeuse allumait le sable tout autour de moi. Je suis resté là, étourdi. Comment étais-je arrivé sur l’île d’Aix ? Je n’avais plus aucun souvenir de mes derniers instants de conscience avant de sombrer dans le sommeil.

Je me suis levé. Mes pieds nus s’enfonçaient dans le sable. Mon instinct me dictait de quitter cette plage au plus vite. Je pensais être seul et puis j’ai vu cette mouette qui marchait dans ma direction, sans le moindre affolement. Dans l’obscurité, la petite tache rougeâtre sur son bec jaune brillait atrocement, comme un flash, comme une sorte de pulsation lumineuse.

Mon premier souvenir me revint à cet instant précis. On m’avait conduit à l’embarcadère de Fouras. Un jeune homme au visage fin, à la barbe rousse finement taillée. Il m’avait dit de prendre garde, de rejoindre le fort Liédot dès mon débarquement, de ne surtout pas m’attarder au village.

— N’ayez aucune crainte. Ce n’est pas la première fois que le Fort ouvrira ses portes pour y accueillir un bandit

Etais-je en fuite ? Oui, je le sais, à présent. J’étais venu sur l’île pour échapper à mon sort.

J’allais prendre la direction du village lorsque la lumière du premier phare se mit à clignoter à plusieurs reprises, non pas tourné vers la mer, mais bien dans ma direction. Je ne connais rien au Morse et je pense pourtant qu’on tentait là de me faire passer un message.

J’ai marché en direction de cette lumière qui ne brillait déjà plus. Mes poumons me brûlaient atrocement. La porte du bâtiment ouvrait sur un grand escalier en colimaçon qui montait vers le ciel. Je l’ai grimpé à mon rythme, ahanant comme jamais. Avant d’entrer dans la lanterne, je me suis arrêté. Pour reprendre mon souffle. Un réflexe m’obligea à tâter mes côtes, à la recherche d’un revolver, très probablement. Mais il n’y avait rien, pas d’arme, ni même d’holster vide.

Je suis entré. La pièce était vide. Il n’y avait pas de gardien, personne ici, comme là-bas. Et pourtant quelqu’un avait bien allumé la lampe quelques minutes auparavant. Je me suis approché d’un petit bureau recouvert de livres et de papiers. Sur l’un d’entre eux, j’ai lu une mention manuscrite : “Confinement, Jour 1267”. Je n’ai pas compris.

Depuis mon poste d’observation, j’étais en mesure de voir aux alentours. La côte charentaise était plongée dans l’obscurité. Le village de l’île était éteint. Tout me semblait vide. A commencer par mon esprit. Vide de sens. Et le reste, vide de tout.

J’étais loin, à cet instant, bien loin de me rappeler ce qui s’était passé tout au long de ces derniers mois et, surtout, de ce qui allait se passer au cours des prochaines heures…

 

 

 

 

 

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